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12 mars 2020 4 12 /03 /mars /2020 20:20

Bonsoir à tous et à toutes, 

 

J'espère que vous allez bien.

 

Aujourd'hui, nous allons changer un peu de format, puisque ce sera une petite interview. La dernière commence à dater ! 

Si vous me suivez sur Twitter (@Le_PMLJ), vous avez peut être vu passer un projet Ulule que j'ai présenté il y a quelques jours de cela. Ce projet a été lancé par Mage Editions, une toute jeune maison, dont je vous ai déjà présenté l'un des ouvrages : ici Ce soir, je donne la parole à Margot Aguerre, éditrice, qui a eu la gentillesse de bien vouloir répondre à mes quelques questions... 

 

Alors, première question, comment sont nées les éditions Mage ?

Mage Editions est né en mai 2018 avec la volonté de faire découvrir aux jeunes lecteurs des mondes imaginaires et nouveaux, en permettant (grâce aux albums des Contes du Soir) aux enfants dyslexiques d'avoir accès au même contenu que les autres enfants. 


Votre maison d'édition cherche à faire découvrir l'imaginaire aux plus jeunes. Pourquoi ce choix ?

J'écris de la fantasy depuis mes onze ans et je souhaitais partager ma passion avec les enfants !


Fan d'imaginaire depuis toujours ?

Oui, fan depuis toujours ! Je jouais à Donjon et Dragon étant adolescente et je n'ai jamais vraiment quitté ce monde.


Votre nouveau projet, La Princesse mécanique, est proposé en financement participatif sur Ulule. Pouvez-vous nous parler un peu de cet ouvrage ?

La Princesse mécanique est un roman jeunesse illustré, écrit par Lenia Major et illustré par Sarah Feruglio, qui vous séduira dès les premiers mots, justes et touchants. Les thèmes principaux sont la différence, l'amitié, le courage, le tout saupoudré de magie ou plutôt de Poudrozieux ! Tandis que Stella est applaudie par un public conquis après une représentation à l'Opéra de Paris, une catastrophe sans précédent va bouleverser sa vie. Elle devient Miette et, reléguée dans les tréfonds de l'Opéra, elle devra réapprendre à vivre loin des feux de la rampe. Elle troque une troupe de danseurs étoile pour des personnages loufoques et rafistolés au grand cœur.
 

Couverture de La Princesse mécanique.

Couverture de La Princesse mécanique.

Pourquoi avoir choisi le financement participatif ?

Notre structure est encore jeune et nous recherchons de multiples façons de promouvoir nos romans. "La Princesse mécanique" est proposée en financement participatif afin de faire mieux connaître cet univers.


L'auteure et l'illustratrice vous ont-elles soutenues dès le départ dans cette démarche ?

Sarah Feruglio, l'illustratrice, a déjà participé à un projet Ulule et c'est ensemble que nous avons décidé de nous lancer. Nous avons proposé le projet à Lenia Major, l'autrice, et elle a volontiers accepté. C'est donc en équipe, avec Claudie Libersa qui a également travaillé sur le projet, que nous avons lancé la campagne. Nous avons atteint les 20% en quelques jours et nous comptons sur vous, chers lecteurs, pour partager le lien de la campagne autour de vous !

 

Pour conclure, voici donc le lien Ulule si vous voulez soutenir ce joli projet :  https://fr.ulule.com/la-princesse-mecanique/

 

Encore merci à Margot de Mage Editions pour cette interview. 

Je vous souhaite à tous et à toutes une très bonne soirée et une douce nuit... 

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26 juin 2018 2 26 /06 /juin /2018 22:21

Bonsoir à tous et à toutes, 

 

J'espère que vous allez bien.

 

Cela faisait un moment que je n'avais pas publié d'interview sur ce blog. Ce soir, je vais me rattraper ! Récemment, je vous ai présenté deux ouvrages (ici et ici) d'une petite maison d'édition créée en 2010 : Winioux. Cette petite maison n'est pas encore très connue, mais toute l'équipe est très motivée pour faire découvrir aux lecteurs les coups de cœur qu'ils publient. Ce soir, je vais donc donner la parole à Laure-Anna, qui a eu la gentillesse de bien vouloir répondre à mes questions. Elle va vous en apprendre un peu plus sur Winioux, et vous expliquer les difficultés auxquelles les petites maisons font face. Bonne lecture ! 

Les livres des éditions Winioux.

Les livres des éditions Winioux.

Bonjour Pauline, Nous sommes vraiment ravies de partager avec vous et les lecteurs de votre blog des informations sur notre maison d'édition.

Première question : Qui se cache derrière les éditions Winioux et comment avez-vous eu l'idée de lancer votre propre maison d'édition ?

Créée en 2010, notre maison d’édition associative a son siège dans un petit village lozérien et une antenne à Bruxelles. Elle publie des livres illustrés pour adultes et pour enfants. Chaque année nous concoctons deux ou trois livres, autour desquels nous prévoyons une multitude d’actions de médiation culturelle, que ça soit des lecture-spectacles, des projets en milieu scolaire ou des interventions dans les bibliothèques. En tant que structure indépendante et auto-diffusée, nous allons joyeusement à la rencontre des libraires et de notre public de salons du livre en salons du livre.

D'où vient le nom "Winioux" ?

D'où vient le nom "Winioux" ?

Winioux c’est un jeu d’enfant inventé par Rafaèle et Marion dans leur plus jeune âge. Qui était Winioux rêvait d’une île secrète que l’on ne voyait pas de l’extérieur et que l’on pouvait atteindre par un pont levis géant. Pour déclencher le mécanisme, il fallait prendre la clef, derrière le compteur électrique et ouvrir le coffre planqué sous une latte du plancher, dans lequel il y avait leur carnet secret (rempli d’observations sur les garçons) - dont la clef était cachée dans la cabane à oiseaux qu’il fallait ouvrir avec un clou que l’on pouvait trouver dans le garage, un paquet de Stuvesant light emprunté à la mère de Marion, une clef (qui permettait d’ouvrir la parabole invisible de l’extérieur et la carte-mère du pont levis).
Oui, Winioux c'est du loufoque, de la folie, de la joie et des rires, du rêve et des envies ! C'est une idée entre deux copines qui a pris vie. C'était une envie d'apporter autre chose dans l'univers du livre jeunesse.

Depuis avril 2018,  j'ai rejoint le duo pour être leur attachée de presse et chargée de communication. Je suis Laure-Anna, la sœur de Rafaèle et je suis amoureuse de la maison d'édition depuis sa création. Je les suis dans les salons et les soutiens. Mais chez Winioux, il y a aussi une trésorière Rachel, une assistante éditoriale pour les textes : Clémentine...Et une dizaine de bénévoles qui nous aident pour le façonnage quand nous devons assembler les différents éléments du livre « à la main » ainsi qu' une vingtaine d'adhérents.
 

Sur votre site vous indiquez "maison d'édition jeunesse et pas que !!". C'est à dire ?

Nous avons trois livres-albums ou livres que l'on ne peut pas mettre dans la catégorie "jeunesse". Ce serait plus une catégorie destinée aux adultes. Aux adultes qui gardent leur âme d'enfant et qui apprécient encore lire des albums. Nous avons été conquises par les textes ou l'idée et nous voulions quand même éditer et faire exister ces ouvrages.
Il y Partir, illustré par Marion Fournioux. C'est un album sous forme de poème qui décline différentes façons de partir...Et qui nous invite à en faire de même. Il a récemment eu une très belle chronique sur le blog Meli melo de livres (
https://www.melimelodelivres.fr/2018/06/partir.html). L'auteure de ce blog nous en propose même la lecture.
Il y a aussi Sans les mains et en danseuse écrit par Pépito Matéo illustré par Marion Fournioux . C'est transcription du spectacle de Pépito Matéo sous forme de récit illustré. Un album complètement farfelu où le conteur enfourche son vélo pour un voyage onirique, drôle et poétique.
Et enfin il y a notre Machinerie à l’usage d’auteurs incertains écrit par Marie-Laure Depaulis et illustré par Kristina Depaulis. C'est un livre accordéon qui propose huit machines rigoureusement scientifiques (rires !) destinées aux auteurs...incertains. Cet ouvrage vous donne l’opportunité d'écrire et vous propose différents moyens d'y arriver !
Il a également eu une chronique par une passionnée récemment sur A vos marques Ta page. (
http://a-vos-marques-tapage.fr/2018/06/23/arts-et-essais-n36/)

 

Vous organisez des actions de médiation culturelle autour de vos ouvrages. Comment les organisez-vous ? En quoi cela consiste-t-il ?

Effectivement, nous organisons à chaque publication des actions de médiation culturelle...militantes !  
Tout d’abord nous militons pour la lecture. Aller à la rencontre des classes et valoriser la créativité des élèves nous permet de leur donner un contact positif avec le livre. Nous espérons que cela va leur faciliter l’accès aux livres et au savoir. Plusieurs retours de la part des élèves (même des années plus tard) nous prouvent que notre action motive les élèves à écrire et à lire.
 Les écoles (principalement de la région Occitanie) font appel à nous pour monter des projets autour du livre. Marion Fournioux a animé plusieurs fois un atelier d’illustration autour de l’album Partir, sur le thème du mystérieux auteur anonyme de cet album. Nathalie Paulhiac a conçu un atelier d’illustration pour les tout petits à partir de l’album Qui suis-je ?. Les enfants se confectionnent un masque à deux faces matérialisant deux états émotionnels qui peuvent les traverser. La liégeoise Marie Halleux a mis sur pied un atelier autour de Mais où vont les chaussettes ?
    Nous effectuons aussi des expositions. Par exemple, durant tout le mois de février 2017 les originaux de Je t’aimerai toujours ont trôné au sein de la Médiathèque d’Alès. Cette exposition ludique et pédagogique montre différentes étapes du travail de l’illustratrice. Ce fut également l’occasion de faire découvrir l’album à un groupe d’enfants, par le biais d’un atelier d’illustration grand format.
    Il y a aussi notre création d'un Monstre Rose géant, que nous animons lors d’événements dans les bibliothèques ou librairies pour les petits et les grands.
    
    
Les auteurs de La girafe et le sablier ont conçu une formule contée qui a été programmée sur différents salons. L'album a beaucoup voyagé en 2017 et 2018 (la dernière performance date de mai 2018 dans l'Aveyron). Les auteurs ont conçu une formule contée qui a été programmée sur différents salons. L’illustrateur-plasticien fait tout d’abord un repérage puis il compose plusieurs fresques sur les murs choisis en accord avec l’organisation. L’auteur-conteuse vient ensuite performer son histoire en public. C’est une occasion rêvée de faire connaître notre album et d’en proposer une mise en avant vivante !
    
 
Ensuite nous mettons beaucoup d’efforts pédagogiques pour faire connaître notre métier et le contexte économique dans lequel il s’inscrit. Le commun des mortels ne s’imagine pas tout ce qu’il faut mettre en place pour que les livres arrivent dans leurs mains. Nous tenons à mettre en lumière la différence de démarche qu’il existe entre une maison d’édition faisant partie d’un grand groupe et un petit éditeur. Nous avons par exemple animé des débats sur le thème de l’édition indépendante en 2017.  L’idéal serait de faire prendre conscience aux consommateurs de l’enjeu de leur comportement. Petit à petit nous participons (humblement), à cette prise de conscience. Nous aimerions responsabiliser les gens : s’ils achètent leurs livres en ligne, ils participent à l’extinction des librairies. S’ils achètent ce qui est mis en avant, ce que tout le monde achète, ils abreuvent les fleuves. Dommage pour les petits ruisseaux !

 

Exemples d'actions.
Exemples d'actions.

Exemples d'actions.

Vous publiez peu de titres par an pour le moment, mais est-ce que les auteurs ou illustrateurs peuvent vous contacter ?

Oui, effectivement nous publions peu d'ouvrages, deux à trois par an. Mais ce n'est pas parce que nous n'avons pas de propositions. Bien au contraire ! En 2017 nous n'en avons eu aucun car nous nous sommes concentrées sur un nouvel organigramme pour redéfinir les rôles de chaque membre et sur une restructuration graphique pour avoir une identité bien mieux définie. Nous avons déjà notre nouveau logo et notre nouveau site devrait voir le jour dans l'été 2018. Il y a un gros travail de diffusion qui a été fait (rencontres avec les libraires) également ce qui laisse peu de place au travail éditorial même...mais c'est un des côté à ne pas négliger !!
Je m'égare, pour revenir à la question : OUI !! BIEN SUR !! Nous recevons une vingtaine de propositions d'auteurs et/ou d'illustrateurs par jour qui nous envoient leurs textes, maquettes, portfolios, illustrations, projets d'albums sur editionswinioux@gmail.com ... Parfois certains auteurs ont déjà trouvé leur illustrateur (ou vice versa ) et nous envoient des projets en duo.
Tous les membres Winioux regardent les propositions TOUS LES JOURS et nous en discutons régulièrement ensemble. Nous attendons à chaque fois d'avoir vraiment un coup de cœur, que ce soit engagé et que cela rentre dans notre ligne éditoriale.
Attention il va y avoir une nouveauté en septembre 2018, Pacifique sur laquelle nous travaillons beaucoup actuellement. Cela va être un album-jeu haut en couleurs. On a tellement hâte de l'avoir dans nos mains.

 

Toute l'année vous participez à des salons et à des événements autour du livre. J'imagine que c'est important pour une jeune maison ?

Et oui... Nous devons nous faire connaître, aller vers les lecteurs, leurs parents. Chaque année est remplie d'une vingtaine de salons ou autre auxquels nous participons en France comme à l'étranger. Salon du livre jeunesse de Montreuil, Foire du livre jeunesse de Bruxelles, le salon de Bologne, la comédie du livre à Montpellier, les fêtes et les salons du livre dans les départements limitrophes à la Lozère, les divers festivals, les marchés de producteurs...Le dernier que nous avons fait est le salon de Montbazillac en avril 2018. Il y avait également le festival Art et papiers à Vézénobres (12) en mai. Nous avons maintenant un nouveau stand démontable et transportable, qui est à notre image. Il permet de bien se faire remarquer et de mettre en valeur tous nos ouvrages.
C'est très important pour nous de participer aux salons (quand on le peut...car cela reste un très gros budget temps et argent...Et oui ce n'est pas gratuit ). Comme pour l'alimentation, les vêtements...etc il y a toujours les grands qui prennent le dessus sur les petits... Les grandes maisons d'édition ont le monopole et notre devoir est de se faire une place dans cette jungle. Dès que nous sommes en salon nous expliquons toujours notre démarche, notre militantisme. Nous parlons de nos livres, de leurs auteurs que l'on aime, de leur fabrication, de leur(s) sujet(s) et de ce qu'ils représentent pour nous. Nous relayons les informations et nos événements sur les réseaux sociaux pour que chacun puisse nous suivre et nous contacter également.
   Même si notre militantisme n’est pas brandi tel un drapeau, notre travail quotidien va dans le sens d’une meilleure connaissance des métiers du livre et une consommation plus responsable. Nous voudrions attiser la curiosité des lecteurs, et valoriser l’audace éditoriale. Au sein des petits éditeurs se trouvent nombreux passionnés qui ne publient pas des livres « bankable » pour des raisons de rentabilité. Les raisons qui guident leurs choix éditoriaux sont entre autres, l’intérêt intellectuel au sein d’une démarche choisie, le caractère original de la proposition, l’expression personnelle des auteurs. Autant de raisons qui mériteraient de rencontrer un plus grand public !

Nous serons présentes au salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil du 28 novembre au 3 décembre 2018 et au nouveau salon du livre jeunesse de Bruxelles qui se tiendra du mercredi 3 octobre au dimanche 7 octobre. Plus proche nous serons là pour le 48EME DE RUE, FESTIVAL D'ARTS DE RUE - 6, 7 & 8 JUILLET à MENDE (48).
Et on n'oublie pas la sortie de PACIFIQUE en septembre !

Stand des éditions Winioux à Montreuil.

Stand des éditions Winioux à Montreuil.

Merci à toi Pauline, de nous lire, de nous faire des chroniques et de montrer que nous existons... Nous avons besoin des amoureux de la littérature jeunesse pour exposer aux yeux de tous ce que font aussi les petits éditeurs.

Winioux , suivez-noux !

Rafaèle, Marion et Laure-Anna

 

Pour tout contact : winioux@laposte.net

Visitez leur site internet http://editionswinioux.com/-les-editions-winioux-

et visibles sur Facebook et Instagram.

 

Et voilà. J'espère que cette petite interview vous aura donné envie de jeter un oeil à leurs ouvrages, à leur site ou leur page Facebook, et pourquoi pas d'aller les rencontrer lors d'un salon ?

 

A bientôt ! 

 

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 21:17

Bonsoir à tous et à toutes,

 

J'espère que vous allez bien.

 

Aujourd'hui, comme cela m'est déjà arrivé de le faire une fois, ce n'est pas moi qui vais parler, mais quelqu'un qui va répondre à mes questions ! Mais qui est donc ce "quelqu'un", me direz-vous ? Et bien c'est Lucile de chez Beneylu Quest. Mais c'est quoi Beneylu Quest ? Même si Lucile va l'expliquer plus en détails par la suite, je vais vous faire une petite introduction.

 

Beneylu Quest, c'est un peu la "box lecture" des enfants. Chaque mois, votre enfant reçoit deux livres jeunesse, une BD Beneylu Quest, un livre de mission, un décodeur d'indice, un timbre de collection et un accessoire d'explorateur. Car oui, les personnages principaux explorent le monde, et chaque mois c'est un pays différent qui est abordé. Pour vous faire une petite idée de ce que vous recevez :

 

Avant ouverture....

Avant ouverture....

Et tadam !

Et tadam !

Ca fait plutôt plaisir de recevoir cela tous les mois, non ?

 

J'ai décidé de vous parler de cette mallette, car je trouve que c'est plutôt une bonne idée. Aujourd'hui les enfants sont de plus en plus tentés de passer du temps sur internet, et je trouve les initiatives originales pour les pousser vers le support papier et la lecture plutôt positives et courageuses.

En plus, je crois l'avoir déjà dit, mais j'adore quand un livre permet de faire découvrir différents pays et différentes cultures aux enfants, et avec ce projet, c'est chaque mois un nouvel endroit que les enfants vont pouvoir découvrir.

Et puis c'est sympa de proposer aux enfants de partir à l'aventure ! Cela rend la découverte de la mallette plus vivante.

Donc voilà pour la petite explication. Je vais maintenant laisser la parole à Lucile, pour qu'elle vous parle un peu plus de ce projet :

 

Lucile, c'est quoi exactement Beneylu Quest ? Et d'où vient ce nom ?

Beneylu (Benjamin, Eymeric, Ludovic) reprend le début des prénoms des trois fondateurs de Beneylu School, l'Espace Numérique de Travail pour les écoles primaires. Beneylu Quest est l'une des branches de Beneylu. La "quest" c'est la quête de nos supers héros (Beneylu Jim, Brabrabra, Carla, Le Professeur). Chaque mois, ils partent vivre d'extraordinaires aventures à travers le monde avec un objectif : collecter les statuettes du savoir et les mettre à l'abri du terrible J.A. Cesare.

 

Ça peut plaire aux filles comme aux garçons ?

Tout à fait puisque les filles comme les garçons aiment les aventures qui réunissent les ingrédients les plus succulents : humour, action, danger, combat et victoires en équipe !

 

Quels pays / régions ont été visités pour le moment ? Envisagez-vous un deuxième tour du monde ensuite ?

Aujourd'hui, nos héros ont visité la Laponie dans Mission Grand Nord, la Tanzanie dans Mission Safari et Beijing (Pékin) dans la mission Nouvel An Chinois. Mon petit doigt me dit qu'ils n'ont pas terminé leur tour du monde... Alors préparez votre valise !

 

Est-ce que vous pouvez nous décrire un peu les trois personnages ?

Beneylu Jim est LE héros par excellence, il est cool, courageux, intelligent et mignon selon certaines ;-)

Brabrabra est LA scientifique. Elle bidouille des tas de gadgets, elle est plutôt gourmande (cf : les raviolis chinois dans Mission Nouvel An Chinois) et a quelques pannes de réveil...

CARLA est un garçon. Son vrai nom est Carlos Alberto Rodrigo Luis A... Oups j'ai encore oublié la fin ! Oui mais voilà, à cause de son acronyme légèrement féminin, on le prend souvent pour une fille ce qui a le don de l'exaspérer. Autre caractéristique ? Son unique et célèbre "j'savais pas !", placé à chaque mission.

 

Quand et comment est né le projet ? Quel était votre souhait en le créant ?

Le projet est né un soir de novembre, lors d'une discussion passionnée et passionnante ! L'équipe des Beneylu s'était réunie et cherchait un projet novateur et enthousiasmant ! Quelques jours plus tard, Beneylu Quest était lancée ! Le souhait lors de la création était et reste de donner envie de lire aux enfants et qu'ils aient tous envie de partir à l'aventure avec nous !

Venez découvrir Beneylu Quest ici !

 

Merci à Lucile d'avoir pris le temps de répondre à mes questions, et à toute l'équipe pour leur enthousiasme. Je vous souhaite bonne chance et un très long tour du monde aux trois héros !

 

Pour finir, je vous souhaite à tous une bonne semaine, et un bon tour du monde si l'aventure vous tente !

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 23:24

Bonsoir à tous et à toutes, 

 

J'espère que vous allez bien.

 

Pour une fois, aujourd'hui, ce n'est pas moi qui vais parler ! En effet, pour la première fois sur le petit monde du livre jeunesse, vous allez avoir accès à une interview ! Je m'explique : 

 

Dominique Marion, l'auteur de Dracula, et Jérémie Fleury, l'illustrateur (pour les retardataires, cliquez ici :  Une histoire de vampire...), ont eu la gentillesse de répondre à mes questions, et ont bien voulu que je partage leurs réponses sur ce blog. Et voici donc le résultat ! 

 

Comment avez-vous eu l'idée de ce projet ? Est-ce vous qui l'avez proposé aux Editions Auzou ?

 

DM : Pour ma part, j'avais déjà travaillé avec Auzou sur une adaptation de Roméo & Juliette pour les enfants avec Martina Peluso aux pinceaux, qui est italienne. Cela c'était plutôt bien passé, malgré le fait qu'elle ne parle pas le français ni moi l'italien. Nous avons réussi à faire quelque chose que je trouve très joli. L'album avait pas mal marché, puisqu'il avait été réimprimé, puis traduit pour le brésil et l'argentine.

Auzou m'a rappelé cette année pour Dracula, ça ne partait donc pas de moi, mais le défi m'a séduit d'emblée. Quelque part c'est l'exemple même du livre pour adultes. La forme épistolaire du livre de Bram Stoker autant que le thème donnent l'image d'un livre impossible à adapter aux formats jeunesse. Mais avec Jérémie nous partageons une passion pour le début de siècle et me concernant j'adore ce style d'écriture, le soin apporté aux formules, la délicatesse dans le traitement de la violence, le côté désuet et la complexité des relations amoureuses. C'est tellement différent de notre époque.

 

JF : Je connais les éditions Auzou depuis quelques années et j'ai eu l'occasion de les rencontrer au Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil, en 2011. Un jour, contre toute attente, je reçois un email de leur part pour me proposer de travailler sur un grand album jeunesse : l'adaptation de Dracula d'après Bram Stoker. Adorant le style de la fin du 19ème siècle et les histoires de vampires, je me faisais une joie de travailler sur l'adaptation de Dracula comme premier album. J'ai immédiatement accepté. 

 

Pour faire cet album, avez-vous beaucoup communiqué entre-vous pour que texte et illustrations correspondent bien ?

 

DM : Honnêtement plus par plaisir que par nécessité. Le travail de Jérémie est admirable, je suis fan de son coup de crayon. Je ne me vois vraiment pas le "corriger" dans ses intentions. Ensuite, L'écriture d'un livre jeunesse ne peut être indépendant de la forme picturale, puisqu'il s'adresse à des enfants qui à chaque phrase associe un élément dessiné en demandant : "Maman c'est quoi un... Et ça c'est quoi ?". Il faut rester dans la logique du livre qui est lu par les parents assis dans le lit avant d'aller dormir. Il s'agit d'inspirer des rêves.

Comme pour le précédent, je me suis donc efforcé de rendre le texte suffisamment imagé pour lui faciliter la tâche. Aude, qui m'avait confié Roméo & Juliette m'avait répété ce conseil et elle avait parfaitement raison.

Par ailleurs, pour Dracula nous avons eu les mêmes problématiques. Il y a pas mal de décès dans ces deux livres, comment édulcorer le propos ? Je crois que l'on s'en est bien tiré d'une manière générale, et Jérémie encore plus dans la mesure où il est difficile d'écrire sur les vampires, en évitant les scènes d'horreur, il est d'autant plus compliqué de parler de vampires en évitant de montrer du sang. Nous avons remarqué que si il y a des morts dans tous les grands Disney ou presque, on ne voit jamais de sang non plus. Bien sûr, dans son film, Coppola a débuté avec une bataille sanguinaire en ombre chinoise, des scènes d'empalements, le tout suivi d'une chapelle qui se transformait en fontaine de sang. Impossible de reproduire ce genre d'effet sur un projet comme celui ci. On doit réinventer. D'ailleurs en se limitant volontairement, nous sommes restés plus proche du texte d'origine qui est nettement moins violent que le film.

 

JF : Pour cet album, nous n'avons pas trop communiqué. À vrai dire, je crois que Dominique n'a pu voir les premières illustrations qu'au bout de quelques semaines. Je pense que ça a dû être une sacré surprise pour lui de voir pour la première fois les images qui allaient accompagner son texte. Quand j'ai lu le découpage du livre, Dominique a su trouver les mots pour que je sois inspiré. Pour chaque passage je n'ai pas eu de difficultés à trouver ce que je voulais illustrer. C'était avec plaisir que j'ai reçu un message de sa part me disant qu'il avait beaucoup apprécié les images. Depuis, nous échangeons régulièrement !

 

Pour M. Marion : Avez-vous relu le roman pour écrire ce texte ?

 

Hé oui, inévitablement, puisque Maya de chez Auzou m'a demandé autant que faire se peut, de coller plus au livre de Bram Stoker qu'au film, ce qui aurait été tentant bien sûr. Le roman d'origine m'a vraiment surpris. Outre les cinq cents pages du roman d'origine que j'ai dû lire en quelques jours, j'ai redécouvert que c'était d'abord une compilation de courriers. Il n'y a aucune narration telle qu'on en trouve dans tous les romans actuels. En plus des choix de coupes, de style d'écriture, il fallait également adapter la forme.

 

Comment faites-vous pour réussir à "condenser" une si longue histoire ? Tout en l'adaptant en plus pour un jeune public ?

 

Pour moi, le meilleur moment pour écrire est la nuit. J'ai toujours eut les meilleures idées le soir. Je me relis le lendemain et parfois je me dis "wouaw" j'ai vraiment écrit ça ? Je crois que ça me met dans un état particulier, presqu'une transe. Dans le cas de Dracula cela fonctionnait encore mieux. Le silence et l'obscurité collaient bien à l'esprit du livre. Je repense au passage où Jonathan traverse la forêt en calèche au milieu des loups. Je me souviens d'avoir frissonné en le lisant, et plus encore en l'écrivant : j'étais presque en Transylvanie au pied du château. Le roman en main, tout en lisant je prenais des notes, choisissant un passage qui me paraissait capital, en écartant un autre. Il ne s'agit pas à proprement parlé d'un résumé, on ne peut, vu le volume du livre éviter les partis pris personnels. Il faut faire de vrais choix qui ne sont pas tous dictés par la raison ou la logique mais qui sont aussi affaire de goûts. Une fois ce travail préparatoire effectué, j'ai écrit une première mouture trois fois trop longue qui respectait la forme en courriers de l'auteur et reproduisait assez bien le style de Stoker à mon oreille. Ensuite il a fallut faire des coupes de plus en plus sévères afin de respecter le format de texte correspondant à un album. C'est toujours le pire moment pour un auteur. Chaque mot en moins est une blessure d'amour propre, on a l'impression d'affaiblir le sens et la forme du texte, mais c'est un exercice obligatoire et même parfois salutaire. Le talent de l'éditeur et les relations que l'on a avec lui, qui tiennent parfois de la négociation mot par mot, sont prépondérants pour la bonne avancée du projet. En dernier ressort, c'est parfois l'éditeur qui tranche tout en demandant si ça ne me dérange pas. Il faut savoir écouter. On perd rapidement son objectivité face au bébé.

 

Pour M. Fleury : Qu'est-ce qui vous a inspiré pour les tenues des personnages ?

 

JF : Depuis quelques années, je suis très attiré par la mode du 19ème et début 20ème siècle. Je trouve l'esthétique vraiment belle, au point que j'ai une sorte de nostalgie d'une époque au cours de laquelle je n'ai pas vécu. En plus d'utiliser mes connaissances, je me suis documenté avec des livres richement illustrés sur l'histoire de la mode au cours des siècles. J'ai aussi eu l'occasion de me procurer des magazines de mode qui datent de 1885, une vraie mine d'or pour l'inspiration ! 

 

Comment faites-vous vos illustrations ?

 

JF : Je vais vous parler du processus que j'ai utilisé pour Dracula, mais il arrive que j'utilise d'autres façons de faire en utilisant d'autres techniques, parfois plus traditionnelles. Pour commencer, je réalise des croquis rapides pour me donner l'idée générale de l'illustration : composition, placement des éléments principaux, orientation de la lumière et indications de couleurs. Après  avoir trouvé l'idée, je dessine un crayonné détaillé au crayon, en respectant le format de l'album. Pour l'étape couleur, je numérise le crayonné et le mets en couleur par ordinateur à l'aide d'une tablette graphique. Quand je peins, j'ai les mêmes réflexes que lorsque j'utilise mes vrais pinceaux, ce qui donne un peu cet effet gouache et acrylique. Globalement, j'ai joué sur plusieurs gammes colorées. Nous retrouverons principalement des teintes rouges-orangées qui contrastent avec des tons bleus-verts. Le bleu est une couleur froide, presque fantomatique, qui correspond bien aux passages où la présence du vampire est très forte (La scène du carrosse, Mina et Lucy dans les jardins, Lucy avec le Dr Helsing, Lucy dans son cercueil ...).  

 

Dernière question, album oblige : Que pensez-vous des vampires en général, et de Dracula en particulier ? 

 

DM : Je suis un amoureux de la série des Lestat. Je trouve l'écriture d'Anne Rice parfaitement équilibrée entre roman facile à lire et vraie œuvre littéraire avec plusieurs degrés de lecture. Je n'ai pas lu Twillight, mais je les ai vus. J'ignore si les livres sont du même ton, mais je trouve le propos plus "léger", répétitif lorsqu'il est cantonné aux affres d'un couple d'adolescents. Mais ça ne m'a pas empêché d'aller les voir au cinéma. Récemment, j'ai également vu Priest et Daybreakers, pas mal du tout. Mais je suis bon public en ce qui concerne la SF et le surnaturel, même si en revanche je ne suis pas fan de films d'horreur. Evidemment aujourd'hui les effets spéciaux rendent ces films beaucoup plus crédibles pour peu que le scénario soit pensé, à la manière de "entretien avec un vampire". Lorsque les gens disent "vampires" ils pensent canines, hémorragie et... Immortalité. Anne Rice, justement avait fait l'inverse : penser d'abord à l'aspect "immortalité" en tant que générateur de troubles psychologiques, sans oublier de donner au passage une nouvelle dimension aux "couples" de vampires, ce que l'on retrouve très bien dans le film, où une certaine ambigüité nait entre Antonio Banderas et Brad Pitt, proches de l'homosexualité. Lutter contre la mort est une horreur, ne pouvoir mourir en devenait une, même débarrassée du besoin irrépressible de sang pour se nourrir, certains vampires décidaient de se retirer du monde par lassitude, déconnectés d'une époque pour un temps, perdus. Aujourd'hui on retrouve enfin le vampire d'origine, dangereux, éduqué, profond, déchiré... Terriblement tentant finalement. Il a même quelque chose en plus quand il en vient à protéger l'humanité au nom de sa propre survie, on peut y voir un parallèle avec l'homme écologiste, dépassé mais soucieux. Personnellement j'ai quelques thèmes de prédilection dans mes lectures dont font partie les vampires... Bien sûr.

 

JF : Le vampire est un mythe qui m'a toujours fasciné et éveillé ma curiosité. Au début, je le considérais comme une créature malfaisante et effrayante. Mais au fil de mes lectures et des films que j'ai pu voir, ma vision du mythe à changé. Le vampire, m'apparait maintenant comme un être d'une beauté fascinante. À notre image, on le retrouve aujourd'hui avec une conscience, le suceur de sang dépasse sa condition de créature de la nuit. Sa malédiction s'est transformée en une source de pouvoir attirant. D'ailleurs, les livres d’Anne Rice ont longtemps été mes livres de chevet. Dracula de Bram Stoker est une œuvre majeure, fondatrice, qui a abouti à l'effervescence de beaucoup de dérivés du genre. Mais pour moi il restera toujours la figure emblématique du vampire, la plus charismatique d'entre toutes.

 

 

Et voila ! J'espère que vous avez apprécié cette petite interview ! 

 

Vraiment un grand, grand merci à eux pour leur temps et leur gentillesse. 

Je leur souhaite beaucoup de succès avec Dracula, mais aussi avec leurs histoires futures ! 

 

Sur ce, je vous dis bonne semaine à tous… et évitez de vous balader seul après la tombée de la nuit… on ne sait jamais sur qui l’on peut tomber… ! 

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